Chaque année, l’Observatoire Addactis analyse les pratiques de marché en termes de taux techniques en vie et non-vie en prévoyance.
Quels en sont les enjeux et quelles sont les pratiques en 2024 ?
Début février, nos experts ont réalisé une étude auprès de 25 acteurs du marché de la prévoyance sur les taux techniques utilisés lors de l’inventaire 2024 pour le calcul des Provisions Mathématiques en vie et non vie.
A travers cet article, nos experts vous partagent leur point de vue.
Résultats de l’étude de marché 2024 – Taux technique Vie et Non-Vie
Au 31/12/2024, le taux technique réglementaire maximum vie était de 1,75 %, et celui en non-vie, de 2,28 %.
En comparaison, au 31/12/2023, le taux technique réglementaire maximum était de 1,75 %, et celui en non-vie, de 1,79 %.
Voici les principales tendances observées :
Taux technique Vie
En 2024, 72 % ont retenu le taux maximum de 1,75 %, contre 60 % en 2023.
Évolution 2023-2024 :
- 80 % ont maintenu leur taux (maximum ou non du fait de taux technique par survenance)
- 8 % ont augmenté leur taux technique
Taux technique Non-Vie
En 2024, 37,5 % ont retenu le taux maximum de 2,28 %, contre 45 % en 2023 (le taux maximum était alors de 1,79 %).
Évolution 2023-2024 :
- 80 % ont augmenté leur taux technique
- 12 % l’ont maintenu
Conclusion
Les résultats montrent une tendance générale à suivre l’évolution du taux technique – à confirmer en vie puisque le taux technique réglementaire maximum est restée identique pendant plusieurs mois.
Enjeux des taux techniques vie et non-vie
Les principaux enjeux des taux techniques vie et non vie pour les assureurs sont multiples et complexes :
Stabilité financière et solvabilité
Les taux techniques jouent un rôle crucial dans la stabilité financière des assureurs. En assurance vie, ils représentent le taux de rendement minimum garanti sur la durée du contrat. Un taux technique trop élevé par rapport aux rendements réels des actifs peut mettre en péril la solvabilité de l’assureur à long terme, surtout dans un contexte de taux bas persistant.
Adaptation à l’environnement économique
Les assureurs doivent ajuster leurs taux techniques en fonction de l’évolution des taux d’intérêt du marché. Au 28/02/2025, le taux technique maximal en vie était de 1,75 %, et en non-vie de 2,31 % (les taux sont à retrouver sur notre article dédié aux Taux Techniques Vie et non Vie, publié chaque début de mois sur notre site). Cette adaptation est cruciale pour maintenir la compétitivité des produits tout en préservant la rentabilité.
Conformité réglementaire
Les taux techniques sont encadrés par la réglementation, avec des plafonds définis en vie et en non vie en pourcentage du taux moyen des emprunts d’État. Les assureurs doivent constamment veiller à respecter ces limites tout en optimisant leurs offres.
Gestion des risques dans un contexte changeant
La résurgence de l’inflation, la dérive climatique et l’émergence de nouveaux risques complexifient la détermination des taux techniques, en particulier en assurance non-vie. Les assureurs doivent intégrer ces facteurs dans leurs modèles de provisionnement.
Équilibre entre attractivité et prudence
Les assureurs font face au défi de proposer des taux attractifs pour les clients tout en restant prudents. Un taux trop bas peut conduire à une perte de compétitivité, tandis qu’un taux trop élevé peut compromettre la capacité à honorer les engagements à long terme.
En conclusion, la gestion des taux techniques requiert une approche équilibrée, tenant compte à la fois des contraintes réglementaires, des réalités économiques et des besoins des assurés, tout en assurant la pérennité financière des compagnies d’assurance.
Pour aller plus loin :

Taux Techniques Vie et non Vie au 28/02/2025
Chaque mois, nous publions les Taux techniques maximaux vie et non-vie. Retrouvez tous les éléments en téléchargeant notre document.

Modélisation du risque arrêt de travail pour les travailleurs non-salariés (TNS)
Un peu plus de 2 ans après la dernière édition réalisée sur l’assurance complémentaire santé collective, Addactis a réalisé une nouvelle étude de marché, cette fois dédiée à la modélisation du risque arrêt de travail des Travailleurs Non-Salariés (TNS).